En juin 2026, 17 collaborateurs de Sobi France ont participé à la préparation de 192 kits de produits de santé dans l’entrepôt de Tulipe. Cette mobilisation s’inscrit dans un engagement qui associe soutien financier, expertise pharmaceutique et relais au sein de l’entreprise. Rencontrées dans le cadre de la série « Tulipe chez l’adhérent », Émilie Bugeat-Toussaint et Agnès Gentils en expliquent les ressorts.
Le 5 février 2026, les équipes de Sobi France accueillaient Tulipe pour une présentation de l’association et un échange avec Alexandre Laridan, son directeur général. Caroline Malaurie, ambassadrice Tulipe au sein du laboratoire, participait à cet accueil. La rencontre a aussi permis de recueillir les témoignages d’Émilie Bugeat-Toussaint, directrice générale de Sobi France, et d’Agnès Gentils, pharmacien responsable et coordinatrice RSE.
Ces échanges portent sur la façon dont une entreprise de santé peut contribuer à l’aide humanitaire lorsque ses médicaments ne correspondent pas aux besoins des situations d’urgence. Chez Sobi, l’adhésion à Tulipe permet de soutenir l’activité de l’association et d’y associer les collaborateurs.
Répondre aux besoins des populations
Laboratoire pharmaceutique suédois spécialisé dans les maladies rares et les besoins médicaux non couverts, Sobi développe des thérapies innovantes. Pour Émilie Bugeat-Toussaint, soutenir Tulipe prolonge cette attention portée aux personnes qui ont besoin de soins, dans un contexte différent de celui de l’activité du laboratoire.
À son arrivée, Sobi avait déjà adhéré à l’association. Poursuivre cet engagement lui semblait naturel : « c’était vraiment une évidence pour moi de continuer », explique-t-elle. Elle souligne le caractère humanitaire de cette action, « indépendante de toute politique », et sa capacité à rejoindre des populations confrontées à des crises très inégalement visibles.
Émilie Bugeat-Toussaint évoque ainsi les conflits dont chacun peut suivre l’évolution dans les médias, mais aussi les « zones beaucoup plus anonymes ». L’attention portée à ces dernières compte dans son engagement : les besoins de soins demeurent, même lorsque les crises sont peu présentes dans l’actualité.
Des moyens pour acheminer les produits de santé
La directrice générale précise les modalités de ce soutien : « On sait que le portefeuille de produits et de médicaments qu’on peut mettre à disposition n’est pas nécessairement celui qui est attendu sur les situations de crise et humanitaire. » La contribution de Sobi à Tulipe tient donc compte des besoins auxquels l’association doit répondre.
Agnès Gentils le dit sans ambiguïté : « Alors chez Sobi, effectivement, nous ne donnons pas de médicaments. » Dans le cadre de cette adhésion, l’entreprise apporte un soutien financier et mobilise ses équipes. Les produits préparés dans les kits relèvent de l’activité collective de Tulipe et de ses entreprises donatrices.
Émilie Bugeat-Toussaint met en avant l’expertise des collaborateurs, puis la possibilité d’apporter « une aide financière et un soutien financier tout au long de l’année pour permettre l’envoi, pour permettre d’assurer la logistique dont Tulipe a besoin sur les différentes crises ». L’acheminement des produits fait ainsi partie des besoins que le soutien d’un adhérent peut aider à couvrir.
Ce fonctionnement ouvre plusieurs voies de participation aux entreprises de santé. Selon leurs activités et leurs moyens, elles peuvent soutenir l’association financièrement, mettre des compétences à disposition ou contribuer à la préparation des envois.
17 collaborateurs mobilisés au Thillay
En juin 2026, cet engagement a pris une forme très concrète à l’entrepôt de Tulipe, au Thillay. Dix-sept collaborateurs de Sobi France ont participé à la préparation de 192 kits de produits de santé, ainsi qu’à une opération de décommissionnement de médicaments.

Ces kits ont été préparés en vue d’envois à des ONG intervenant notamment en République démocratique du Congo, au Moyen-Orient et dans d’autres situations d’urgence. Pour les équipes présentes, la participation à ces opérations permet de comprendre le travail nécessaire avant qu’un produit de santé puisse être confié à une organisation humanitaire.
Dans son interview, Émilie Bugeat-Toussaint insiste précisément sur ce « geste concret » : « mettre des médicaments dans des cantines qui vont être expédiées ». Cette participation, explique-t-elle, donne à chacun la possibilité de « s’engager individuellement dans cette aventure ».
Agnès Gentils décrit la même volonté de participation : « Et ensuite, nous aimons bien participer, donc mobiliser nos collaborateurs, participer à la fabrication des kits ou au décommissionnement des médicaments. » Le décommissionnement désigne ici la désactivation informatique de l’identifiant unique des boîtes de médicaments sérialisées. Il fait partie des opérations pharmaceutiques auxquelles les équipes peuvent contribuer auprès de Tulipe.
La rigueur pharmaceutique à chaque étape
En tant que pharmacien responsable, Agnès Gentils insiste sur les exigences qui accompagnent l’aide médicale. Elle identifie trois points de vigilance, à commencer par « la qualité des médicaments qui sont envoyés ».
Le deuxième concerne leur transport : il faut « s’assurer que les médicaments sont transportés dans une bonne condition et vont arriver au bon destinataire ». Le troisième porte sur leur utilisation sur place, qui doit être « conforme à celle qui avait été envisagée au départ ».
Cette attention couvre donc le parcours du médicament jusqu’à son usage. Elle rejoint le fonctionnement de Tulipe, qui assure la traçabilité des produits depuis la demande de don jusqu’à leur délivrance aux ONG. La préparation des kits répond à des besoins identifiés avec les organisations bénéficiaires et s’accompagne du contrôle des conditions de stockage.
Caroline Malaurie fait vivre le lien avec Tulipe
Pour entretenir cet engagement dans l’entreprise, Agnès Gentils insiste sur la présence d’un interlocuteur identifié : « Pour moi, vraiment, la base, c’est d’avoir un ambassadeur. » Cette personne relaie les informations, coordonne la communication et propose aux collaborateurs des occasions de participer.
Chez Sobi France, ce rôle est assuré par Caroline Malaurie, responsable des affaires pharmaceutiques senior et pharmacien responsable intérimaire. Sur le site de Sobi, elle résume ainsi sa mission : « Diffuser toutes les informations et toutes les actions de Tulipe au sein de mon entreprise. » Elle a notamment contribué à l’accueil de l’association lors de la rencontre du 5 février.
Agnès Gentils souligne aussi l’importance de parler de l’adhésion en interne, pour que les collaborateurs comprennent ce qu’est Tulipe, et à l’extérieur, notamment sur les réseaux sociaux. Faire connaître les activités de l’association permet aux équipes de situer leur propre contribution et de voir comment y prendre part.
Cette mobilisation s’inscrit dans une démarche de responsabilité sociétale déjà structurée chez Sobi France, où un groupe RSE a été créé en 2022. La participation aux activités de Tulipe offre aux collaborateurs une occasion d’agir dans un domaine directement lié à leur métier : l’accès aux produits de santé.
Partager les pratiques entre laboratoires
Agnès Gentils évoque enfin une autre possibilité de faire connaître cet engagement : les échanges entre professionnels des affaires réglementaires. Un groupe RSE a été créé en 2025 au sein de l’Association française des affaires réglementaires, l’AFAR. Elle y voit un espace pour partager l’expérience des entreprises déjà adhérentes de Tulipe.
L’objectif est de « pouvoir échanger entre nous sur ce qu’on fait, comment on le fait, comment on apporte notre contribution ». Ces échanges pourraient aider les laboratoires à identifier des formes de participation adaptées à leurs équipes, en s’appuyant sur des expériences déjà menées.
Vous êtes une entreprise de santé et souhaitez vous engager aux côtés de Tulipe ? Contactez notre équipe pour échanger sur les possibilités d’adhésion et de participation de vos collaborateurs.





